Haricot Magique | Accouchement épisode 4: salle d’accouchement et panne d’oreiller
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25 oct Accouchement épisode 4: salle d’accouchement et panne d’oreiller

L’épisode 3 est ici, histoire de ne pas en rater une miette avant le final! ;-)

Ici, il fait chaud. Peut-être qu’un petit pschitt de brumisateur, ce coup-ci…? Mais il s’est égaré dans le transfert et je ne veux pas risquer d’envoyer Homme, à moitié éveillé, le chercher, comme l’arrivée de bébé paraît imminente.

La salle me fait penser à une ruche tant les gens vont et viennent, tous vêtus de tabliers, charlottes et masques (je sais, les abeilles n’en portent pas mais c’est à ça que ça m’a fait penser quand même…). La pièce est plongée dans une pénombre apaisante au sein de laquelle tranche cette énorme lampe (type dentiste en plus grand) qui surplombe la table d’accouchement.

La ruche idéale?  Non, mon gynéco ne ressemble pas à Patrick Dempsey. Mais bon… ;-)

La kiné m’encourage toujours. Je respire. Je pousse doucement. « Ça arrive », dit-elle. La sage-femme jette un oeil et confirme: « J’appelle son gynéco. Il est habite à deux rues d’ici. Il sera là rapidement. »

Je suis crevée, Homme aussi. On se regarde et on sent que c’est le dernier effort. Ce à quoi on n’arrive pas à penser à ce moment-là même si on perçoit l’importance de l’instant, c’est que dans quelques poignées de minutes, rien ne sera plus jamais pareil.

Je rassemble mes forces et pense au petit être qui s’apprête à passer de sa/ma bulle au monde extérieur. J’ai envie de pousser. Je vais bientôt le voir!

Sauf que la sage-femme dit soudain à la kiné: « Le gynéco est en retard. J’ai eu du mal à le réveiller. Tu penses qu’elle peut attendre son arrivée? Il fait vite. »

Et la kiné, qui, semblerait-il, vient de décider pour moi, me dit: « Tu te souviens des exercices de ralentissement? C’est vrai, on ne les a pas fait souvent au cours mais… »

Voilà donc qu’il faut faire machine arrière! C’est un comble, non? Ne pas pousser, je ne peux plus. C’est une envie irrépressible. Impossible de lutter. Je limite donc les poussées au maximum, en serrant les fesses. Contre nature et fatiguant. Heureusement, ça ne dure pas.

Mon gynéco entre. Confus, chiffonné et un peu hirsute. Je ne sais pas si je serais arrivée à avoir un élan de compassion pour lui si je ne m’étais pas souvenue, puisque c’est lui qui m’a mise au monde, que cela faisait bientôt 30 ans qu’on le réveillait en pleine nuit pour le bien de l’humanité.

A partir de là, tout est allé très vite. Quatre poussées plus tard, je l’entendais pousser son premier cri et la sentais presque instantanément se blottir contre moi. La main de son père posée sur elle. A 04h07 le 30 septembre, son prénom lui allait très bien. C’est toujours le cas aujourd’hui, 4 ans plus tard. :-)

Haricot Magique
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