Haricot Magique | Entre deux mondes
Le premier café poussette de Bruxelles
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14 nov Entre deux mondes

Dimanche, 16h00:

Ils sont sur la route du retour, nos Haricots. Bizarrement, alors que cela fait deux semaines qu’ils sont partis, ce sont les dernières heures pré-retrouvailles qui paraissent les plus longues.

Finis pour eux les petits déj’ brioche et compote en pyjama devant la télé, les courses au marché, les livraisons de poissons dans le grand camion de Papy, les après-midi plage et plaine de jeux, les bains-piscine… Le temps est venu de quitter le monde insulaire, iodé et enchanteur de Papy et Mamie, celui dont Haricote 1 disait avant le départ à Haricot 2, son petit frère de deux ans qui l’accompagnait pour la première fois: « Tu verras, là-bas, c’est super bien. Ils disent toujours oui! » :-)

Finie pour nous cette parenthèse enchanteresse qui nous a permis, à Homme et à moi, de nous souvenir que nous n’étions pas que des parents. Que nous étions aussi, d’abord et encore des amoureux un peu malmenés par le quotidien de la vie de famille. Que nous étions également des individualités avec des hobbies, des envies, des passions partagées ou non qui dormaient un peu au fond de tiroirs, faute de temps pour les entretenir. Sport et cuisine pour l’un, ciné et lecture pour l’autre, avec parfois, par hasard ou par bonne volonté, des points d’intersection lumineux, des projets communs échafaudés autour d’un bon repas en tête à tête, d’un bon verre entre amis.

Place à l’impatience et à une pointe d’appréhension. Car s’il est effectivement jouissif de passer deux semaines à faire des pieds de nez aux horloges (pas de course pour arriver à l’heure à l’école ou au stage, puis à la gare, puis au boulot… qu’il ne faut pas quitter trop tard sous peine de louper le coche à la crèche, trouver la Haricote vaillante dernière à la garderie…) et à vivre pour soi, l’éloignement a aussi cela de bon qu’il met en évidence à quel point l’absence des enfants crée un manque. Et je ne parle pas là que de l’animation et du niveau sonore qui marquent la présence de Haricots mais aussi et plus encore de tout cet amour brut et sans concession qu’ils véhiculent, de toute cette promesse d’avenir qu’ils représentent, de leur manière de vous kidnapper le cœur et l’esprit même à distance, telle une douce torture qui, à mon sens, est le terreau même des liens de sang.

Le temps qui nous sépare des embrassades se compte désormais en minutes. Débordements et effusions sentimentales ou salutations guindées? Ce sont les enfants qui donneront le ton. Ils seront sans doute tout aussi ambivalents que nous par rapport à ces retrouvailles. Ils ont fait sans parents pendant deux semaines. Bon gré mais peut-être mal gré aussi parfois. Pas exclu que l’on paie une certaine forme d’addition à leur avancement sur le chemin de l’autonomie…

Ce sont les règles du jeu et comme globalement d’y jouer se révèle bon pour tous, il faut pouvoir accepter les « gages », non ? ;-)

Qu’ils soient angéliques ou diaboliques (si si), nous leur réservons une petite surprise qui devrait faire plaisir et marquer habilement la transition entre les deux mondes. Un petit passage de quelques heures dans le monde enchanté de Mickey et ses “Disney copains”. Mais chuuuuuut, c’est un secret!

Promis, on vous raconte la semaine prochaine! ;-)

Haricot Magique
info@haricotmagique.be
No Comments
  • evelyne
    Posted at 07:03h, 19 novembre Répondre

    J’ ai hâte de lire la suite !!!

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