Accouchement épisode 4: salle d’accouchement et panne d’oreiller

L'épisode 3 est ici, histoire de ne pas en rater une miette avant le final! ;-)

Ici, il fait chaud. Peut-être qu’un petit pschitt de brumisateur, ce coup-ci...? Mais il s’est égaré dans le transfert et je ne veux pas risquer d’envoyer Homme, à moitié éveillé, le chercher, comme l’arrivée de bébé paraît imminente.

La salle me fait penser à une ruche tant les gens vont et viennent, tous vêtus de tabliers, charlottes et masques (je sais, les abeilles n’en portent pas mais c’est à ça que ça m’a fait penser quand même...). La pièce est plongée dans une pénombre apaisante au sein de laquelle tranche cette énorme lampe (type dentiste en plus grand) qui surplombe la table d'accouchement.

La ruche idéale?  Non, mon gynéco ne ressemble pas à Patrick Dempsey. Mais bon... ;-)

La kiné m’encourage toujours. Je respire. Je pousse doucement. « Ça arrive », dit-elle. La sage-femme jette un oeil et confirme: « J’appelle son gynéco. Il est habite à deux rues d’ici. Il sera là rapidement. »

Accouchement épisode 3: heure H – 1

Si vous avez manqué l'épisode 2, c'est ici.

J’appelle la sage-femme: « Je veux ma péridurale! »

« Ok, j’appelle l’anesthésiste. »

Et trois minutes plus tard, passant sa tête dans l'entrebâillement de la porte, elle déclare comme elle aurait dit 'Pouvez-vous me passer le sel?': « Il est sur une autre intervention. Il sera là dans une vingtaine de minutes. Je vais dire à votre kiné de se mettre en route. » Et elle disparaît avant que j’ai eu le temps de réagir. Tant mieux pour elle. Tant pis pour Homme. Ses « Ça va aller! Ce ne sera plus très long... » m'horripilent. Ses silences aussi. Nous égrainons les minutes.

L’anesthésiste fait son entrée. C’est mon sauveur. Il a donc droit à ce qui s’approche le plus d’un sourire. On ne sait jamais qu’il reparte, hein...

Accouchement épisode 2: salle de travail avec vue sur mer

Si vous avez raté l'épisode 1, c'est ici.

Homme et moi sommes finalement admis en salle de travail vers 22h00. Le col n’est pas très dilaté et la douleur est encore supportable, la sage-femme me conseille donc de bouger pour accélérer le travail en attendant que ma kiné vienne me prêter main forte.

Non, je n'étais pas aussi zen... Mais c'était le même ballon.

Bouger, elle en a de bonnes, elle! Le lit prend les 2/3 de l’espace, le siège de Homme à peine moins.  Alors, quand on rajoute le gros ballon d’exercice, autant ne pas être claustrophobe!

«Heureusement», sur l’un des murs de la chambre, s'étale une peinture qui imite sommairement une fenêtre ouverte avec vue sur une mer turquoise. Dans trois heures, Homme et moi ne pourrons plus la voir (en peinture ;-))!

Assise sur le ballon, monito scratché autour du ventre (que c’est stressant, cet appareil!), je rebondis entre les contractions et me concentre sur ma respiration pendant. Homme est toujours un peu démuni et cherche à se rendre utile: « Tu veux que je mette un peu de musique? », « Tu veux que je te vaporise un peu d’eau sur le visage? »

Accouchement épisode 1: "Chéri, je crois qu'il faut y aller!"

Récemment, Homme est revenu tout ému et chamboulé d’avoir rencontré sa filleule à la maternité.

- « C’était chouette, cette période. Tu te souviens? »

- « Euh, attend voir... »

Et hop, me revoilà le ventre rond, il y a 4 ans d’ici. Vendredi 29 septembre. Haricot 1 se faisait attendre quand, enfin - parce que, oui, malgré toute l’appréhension que génère l’accouchement en lui-même, l’impatience est proportionnelle à la taille du ventre, surtout quand on dépasse la date prévue - quand, enfin donc, ça tiraille sévèrement dans le bas du dos.

D’un coup, mon plat chinois ne me fait plus du tout envie. Si c’est mon dernier repas avant l’effort, je croise les doigts pour ne pas trop mal le digérer... (note  pour un éventuel deuxième: manger à la fois équilibré et digeste pour partir à la maternité sans avoir à s’inquiéter des caprices de ses intestins...).