Haricot Magique | De la difficulté à poser un choix
Le premier café poussette de Bruxelles
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18 mar De la difficulté à poser un choix

Il n’aura échappé à personne que nous avons subi un “épisode hivernal tardif” pour le moins désagréable ces derniers jours (bonjour, je suis la perspicacité).

Alors évidemment chacun a son interprétation de la chose, depuis ceux qui se réjouissent sincèrement (si si!), ceux qui détestent (devinez?) et ceux qui provoquent en se fendant d’un “Oh waouw, la neige en ville, c’est tellement génial”, en restant planqués bien au chaud et en attendant que ça passe.

Mais en fait, tout ça, ça arrive chaque année, on s’en accommode, on sort de bonnes bottes, le bonnet, les gants, l’écharpe et on affronte vaillamment les éléments.

Mardi dernier, au réveil, la situation était assez différente: sorte de grand chaos, tempête, bourrasques de vent, neige en continu, trottoirs et routes verglacés et, déjà, aux infos de 06h30, des avis recommandant une prudence maximale.

Bus à l’arrêt à Bruxelles, trafic des trams fortement perturbé, voitures qui glissent, chutes, le tableau est assez peu encourageant.

Après quelques minutes de réflexion et un appel à l’école des Haricots 2 & 3, nous décidons de ne pas ouvrir notre boutique, et de ne pas envoyer les plus petits à l’école. Haricot 1 est courageusement parti en tram, mettant 45 minutes au lieu de 20, ce qui, étant donné les circonstances, reste tout à fait acceptable. Petit mari avait des réunions, il quitte donc la maison et rejoint ses collègues. Heureusement, nous n’habitons pas loin.

La matinée passe et, vers 10h00, le vent augmente encore, la situation est décrite comme apocalyptique et je me dis qu’on a bien fait. Bien fait de ne pas risquer la chute, bien fait de ne pas ajouter aux nombreux accidents qui ont déjà eu lieu.

Et…. Et pourtant, un moche petit sentiment de culpabilité a mis du temps à me lâcher, et je me demande finalement pourquoi.

Est-il vraiment terrible, dans de telles conditions, de miser sur la prudence? Le boulot justifie-t-il finalement tout? Sommes-nous encore capables de discernement ou est-on tellement pris dans une routine quotidienne qu’on ne se pose même plus la question et qu’on estime qu’il FAUT faire certaines choses?

Je suis évidemment infiniment désolée si certains clients ont trouvé porte close ce jour-là.

Et je mesure bien aussi que, dans de nombreux cas, le “choix” n’en est pas vraiment un: il faut aller bosser car d’autres comptent sur nous.

Mais je reste tout de même perplexe: les gens qui ont mis deux ou trois heures pour aller au boulot, en marchant, en tombant, et le même temps pour en revenir, les nombreux accidents, les dépanneuses débordées, voire elles-mêmes dépannées, les 1600km de bouchons sur nos routes, tout cela a-t-il plus de sens que de faire une pause quand notre sécurité, notre intégrité sont compromises?

Audrey Somers
audrey@haricotmagique.be
No Comments
  • evelyne
    Posted at 17:54h, 18 mars Répondre

    Tu as eu 1000 fois raison..Lorsque l’on suit une formation de secourisme (oui oui j’en ai suivie une pour devenir directrice ) l’animatrice a insisté maintes fois.;après les 1iers bons gestes , éviter le” SUR ACCIDENT ” C’est pas la peine d’en rajouter !

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