Haricot Magique | Joyeux NoëlS! Episode 1: Apocalyp’snow
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03 jan Joyeux NoëlS! Episode 1: Apocalyp’snow

Flash-back (bien contents d’être en 2011, tiens!)

Jeudi 23/12: “Tombeeee la neigeuh!”

Bruxelles, 18h00: La neige refait son apparition. Un grand “pffffff” (soupir blasé généralisé) l’accueille.

Terres brabançonnes, vers 20h00: Arrivée en (quai de) gare (glissant), je découvre que les premiers flocons bruxellois ont convoqué beaucoup de copains pour une big “Glisse Party”. Pas moyen de récupérer la voiture sans risquer sa vie ni de trouver un taxi dont le chauffeur aurait décidé de risquer la sienne pour sauver la mienne. Vingt minutes de marche plus tard, je pénètre, frigorifiée, dans ma Home Sweet Home, située dans une étroite rue en pente qui n’a plus de rue que le nom et décrète à Homme, excédée, qu’il est hors de question, tant au vu du caractère sinistré du quartier que de l’absence de voiture que je ressorte avant la fonte totale des neiges! Et toc!

Le binôme bruxellois de la Magic Team en est pour ses frais aussi dans la Capitale. Rien ne va plus. Et les flocons, eux, s’entassent.

Vendredi 24 décembre: “Good luck, Père Noël!”

A 06h30, le réveil radiophonique de Homme annonce la paralysie totale du plat pays: la Belgique, toutes régions confondues, est plongée dans l’ouate et on déconseille vivement de prendre la route, sauf impératifs. Un coup d’œil dehors me conforte dans l’idée exprimée la veille. Si, Homme – borné, têtu et inconscient – finit par dégager la voiture pour aller prester sa matinée, les Haricots et moi restons à l’abri.

A 13h00, Homme est de retour et me débriefe en ces termes: “C’est chaud!!! Pas mécontent d’être là vu le bazar sur la route! Il faudrait vraiment voir à limiter les trajets…” Tiens, tiens, en voilà un scoop! ;-) En fait, ce à quoi il fait allusion, c’est, à très court terme, au programme, sujet à modification climatique, de notre micro-réveillon de Noël du soir et, à un peu moins court terme, à notre hypothétique départ du lendemain à l’aube vers les Cévennes pour le  Noël belge en terres françaises.

L’après-midi avance et, si les flocons ne chutent plus, ils se pérennisent grâce à leur sympathique ami nommé verglas. Mon Grand-Père, qui devait être des nôtres le soir se manifeste le premier. Il a entendu les mises en garde concernant l’état du réseau routier et ne veut pas que nous prenions de risque inutile pour venir le chercher et le ramener chez nous. Sa maison de retraite organise “une petite sauterie” (sic!) à laquelle il assistera finalement. Qu’on ne s’en fasse pas pour lui. Et Joyeux Noël! Haricot 1 trouve que c’est une sage décision parce que c’est “quand même pas possible pour les trèèès vieilles personnes de marcher avec des cannes dans la neige, hein!” et Tonton Fred, qui devait se charger du lift, abonde dans son sens même si les termes choisis sont un peu plus empreints de respect. ;-)

Il est donc acté que, vers 18h00, Tonton Fred parcourra seul les quelques kilomètres qui le séparent de chez nous, au volant de la voiture de Nana (la mère de Tonton Fred et de votre humble scribouillarde, moitié du binôme de prépensionnés expatriés - oui, je sais, il faut suivre! :roll: -) qui, le lendemain, transportera un Tonton, deux Parents et deux Haricots vers les Cévennes. Tellement simple et bien organisé que Homme emmitoufle les enfants et sort faire un peu de traîneau en attendant notre seul invité. “Bein quoi”, répond-t-il à ma moue dubitative, “ce n’est plus une route, d’accord, mais ça va faire une excellente piste de luge! ‘Faudrait pas que la neige, ça ne devienne que pénible! On rentre avant qu’il ne fasse tout noir.” Hum…

En illuminant le sapin et en dressant une belle table, je tente d’invoquer l’esprit de Noël sans trop penser à mon Grand-Père qui passera la soirée seul dans sa chambre, ni à Haricot 2 qui doit être en train de perdre l’usage de ses mains comme il ne sait pas encore dire à son père qu’il mettrait bien ses moufles pour survivre à la vingt-deuxième chute de traîneau, ni à mes parents qui, loin de se douter de l’état catastrophique des routes, entament un petit Noël en tête-à-tête en anticipant sur le joyeux ramdam que provoquera notre arrivée le lendemain.

18h30: Mais où reste Tonton Fred? Qu’est-ce qu’il fout? Toujours en retard! Grrrrr! Je parie qu’il a oublié d’acheter le dessert… Décaler la cérémonie d’ouverture des cadeaux ne va pas être évident (pléonasme…).

Il va pourtant bien falloir… comme vous le lirez lundi prochain! ;-)

Haricot Magique
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