12 mai Où il est question de tristesse.

Jeannot

Même si je ne sais pas si d’habitude c’est drôle.

J’ai la chance d’avoir grandi dans un quartier “familial”. Le cercle d’amis de mes parents était soudé, uni, et nous sommes un certain nombre d’enfants à avoir un peu grandi les uns chez les autres.

Se voir tous les week-ends, parfois même tous les jours, autour du bac à sable de notre “petit parc” d’abord, dans la cour de son école maternelle ensuite, sur ses terrains de tennis (oui bon d’accord moi j’arbitrais, mais les autres courraient très bien!), partir ensemble en vacances durant des années, promener le chien, se retrouver, faire des parties de crapette, partager ses premiers chagrins, ses grandes joies, se consoler au chocolat, négocier les heures de “rentrée” le vendredi soir… Découvrir Ding Ding Bottle ;-), faire connaissance avec le voisin, prendre l’avion…

On en a vécu des choses ensemble. Pour beaucoup, nous étions enfants uniques (que voulez-vous, des parents profs ne veulent plus trop de bruit le soir ;-)), et donc un “peu beaucoup” frères et sœurs de jeux.

Pour tout ce petit groupe d’enfants, “les adultes” constituaient une sorte d’entité, fiable et constante, l’un d’entre eux toujours présent dans les environs.

J’imagine qu’il en est un peu de même pour nos Haricots. Nos amis proches doivent être pour eux des référents, comme l’étaient pour moi les “grands” de l’époque.

Bien sûr on avait chacun nos parents, quand même hein ;-), mais on avait aussi ce groupe indestructible, cette multitude de bras dans lesquels on pouvait se réfugier, ces figures bienveillantes vers lesquelles chacun de nous pouvait se tourner. Solides.

Une de ces figures s’est éteinte trop tôt et, aujourd’hui, nous allons lui dire au revoir.

Nous ne sommes plus des enfants, pour la plupart d’entre nous, nous sommes devenus des parents. On a passé cette barrière, on est devenus “grands”, responsables nous aussi.

Et pourtant, pourtant, nous avons tous senti une partie de notre enfance s’envoler quand il s’en est allé.

Profitons, savourons quand les bons moments sont là. Ils resteront.

Haut les cœurs les copains.

Audrey Somers
audrey@haricotmagique.be
No Comments
  • evelyne
    Posted at 21:41h, 12 mai Répondre

    Eh oui haut les cœurs les copains……
    Mais le cœur est tellement gros et lourd qu’il me semble impossible à bouger pour l’instant ….

  • Christine Gaudiuso
    Posted at 09:01h, 17 mai Répondre

    Comme toujours, tu as trouvé les mots justes et sincères pour exprimer, en notre nom à tous, la douleur qui nous a, hélàs, soudé ce triste jour. Beaucoup de souvenirs que tu évoques sont bien vivants dans notre mémoire et nous te remercions de les avoir décrits si joliment.

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