24 juin Sus au sable!

Tout le monde se réjouit du retour des beaux jours. Après un hiver polaire, le come-back du soleil est salvateur. Adieu doudounes, thé de Noël, crème hydratante pour les mains gercées… Bonjour lunettes de soleil, rosé en terrasse, lait solaire au Monoï… Et à l’école, adieu récréations intérieures, bonjour bac à sable! Et là, je mets au minimum un bémol, au maximum mon veto!!! Mais comme ni l’inspection scolaire ni le corps enseignant ne me demande mon avis, il ne me reste qu’à vous communiquer mon désarroi. :-)

Il faut dire que mon Haricot 1 (3,5 ans) est – à l’image de Homme – un vrai modèle d’extérieur. Quand il bruine, il ne pleut pas, d’ailleurs « l’herbe, elle est même pas trop mouillée, maman »! Avec délectation, elle court, saute et se roule selon les saisons et les occasions dans la neige / les feuilles mortes / la boue et surtout, surtout, extase: dans le sable!

Il faut croire qu’elle est comme prédisposée: son père est un insulaire et nous avons vécu à la mer du Nord pendant les deux derniers tiers de ma grossesse… Mais quand même!

Imaginez le tableau: Haricot 1, par ailleurs reine des coquettes, insiste tous les matins pour se mettre sur son 31 puis, une fois arrivée dans la cour, avant même le début de la classe, se couche de tout son long dans le sable… passant instantanément du statut de «Princesse tirée à 4 épingles» à celui de «Cosette des chantiers». Et dans la journée, ça ne fait qu’empirer. C’est à se demander si la maîtresse fait la classe dans le bac à sable!

Quand je récupère Haricot 1 en fin de journée:

1. Il faut vider les chaussures. Les sandales ont une faible contenance mais les bottes peuvent renfermer chacune de quoi faire un bon petit pâté. Il m’arrive de me demander où elle trouve encore de la place pour ses pieds quand je vois la quantité de sable que j’extrais! Et de fait, elle se plaint parfois d’avoir mal aux pieds. Tu m’étonnes!!!

2.  Secouer Haricot 1 dans sa globalité sous peine d’importer le Sahara dans la voiture ou à la maison.

Mais ces précautions d’usage sont bien illusoires et la lutte contre les grains envahisseurs – et je suis loin d’être maniaque – est vaine…

Rien que cette semaine, les grains vicieux ont encore occasionné – en plus de deux paires de collants à jeter – deux moments qui m’ont donné des sueurs froides:

Il y a celui où elle a demandé à Homme avec une craquante bouche en coeur: « Dis, Papa, nous aussi, on pourra avoir un bac à sable dans le jardin comme Jules? »

Et celui, plus visuel, où je m’en suis voulue d’une telle négligence au vu de ma pratique quotidienne:

18h00, heure du bain, moment hautement critique de la journée où l’excitation et la fatigue de Haricot 1 et 2 rencontrent la détermination maternelle à rester dans les timings.

Haricot 2, neuf mois, barbotte déjà dans son anneau de bain. Haricot 1 est en cours de déshabillage et là, c’est l’averse, l’invasion: une tonne de sable (au bas mot) vient s’échouer avec un beau sens de l’équité tant sur le tapis de bain que sur le carrelage. Coupables à part moi? Les poches! Ne jamais sous-estimer la contenance des poches, même sur des vêtements de stature 104 cm.

Alors que, désarçonnée par l’ampleur du désastre, je réfléchissais à qui serait, du balai ou de l’aspirateur, mon meilleur allié, Haricot 1 me sort, candide: « Dis, Maman, on peut pas faire des châteaux de sable dans une salle de bain, hein non? »

Eh bien là, je dis: vive l’hiver!


Haricot Magique
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1Comment
  • Vthyb
    Posted at 21:03h, 25 juin Répondre

    Mais c’est dingue… on dirait moi, y a deux jours.
    Et là ou je dis, encore plus fort:… les couettes… le sable dans les couettes, que l’on défait évidemment dans le bain… “maman, l’eau ça gratte maintenant”….

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