22 mai Tre nuovi sorcini!

Que faire dans la Ville éternelle à l’occasion d’un citytrip en famille? Visiter le Colisée et le Forum romain, évidemment! Flâner au gré des rues du Tridente, bien entendu! Manger des glaces, cela va de soi! :-) Mais, tout ceci, vous le saviez déjà.

Et puis, l’espace d’une soirée, sortir des sentiers balisés pour emmener ses Haricots à un concert. Mais attention: pas n’importe quel concert! Pas celui d’un groupe à l’affiche de l’un ou l’autre de nos festivals d’été. Pas même celui d’une vedette internationale en tournée mondiale et qui aurait oublié de faire escale à Bruxelles. Non, un artiste à 100% romain, un authentique “cantautore”! Bon, il me faut confesser que, depuis bien longtemps, j’avais très envie de le voir sur scène! ;-) Allez, on y va: tre… due… uno… Zeeerooooo!

Né le 30 septembre 1950, Renato Zero, de son vrai nom Renato Fiacchini, est un auteur-compositeur-interprète mais aussi un danseur, animateur, producteur de disques… et surtout une véritable star de l’autre côté des Alpes!

Personnalité à la fois engagée, provocatrice et histrionique, Renato Zero a, dès l’adolescence, commencé à se déguiser et à se produire dans des petites salles de Rome, assumant les critiques jusqu’à prendre comme nom de scène celle qu’il avait le plus souvent entendue: “sei un zero” (tu es un zéro).

S’il est impossible de résumer ici son parcours hors du commun, on soulignera tout de même que, en 45 ans de carrière, il a publié 34 albums et écrit plus de 500 chansons – abordant des thématiques très variées – ainsi que de nombreux textes et musiques pour d’autres artistes. Avec environ 45 millions de disques vendus, il est l’un des artistes italiens les plus populaires et le seul à avoir atteint la première place dans les classements officiels des ventes italiennes au cours de cinq décennies différentes, atteignant ainsi trois générations! Les paroles de ses plus grands succès (Mi Vendo, Il Carrozzone, Amico, Spiagge, Il Cielo, Cercami, etc.) sont autant d’hymnes connus par l’Italie toute entière et entonnés en chœur à chacun de ses concerts.

Et nous voilà donc ce dimanche soir en périphérie de Rome, à l’entrée du Palalottomatica, salle polyvalente au nom imprononçable, d’ailleurs rebaptisée “PalaZero” puisqu’elle accueille l’artiste pendant un mois (15 concerts d’environ 10 000 personnes chacun, encore un record!). Ici, pas de touristes (en dehors de nous) mais une multitude de fans, – pardon! – de “sorcini” (petites souris), ainsi que les appelle affectueusement l’artiste. Des jeunes, des moins jeunes, des enfants, des grands-mères, des familles entières. Ouf, pas d’erreur de casting, nous nous fondons sans problème dans la masse! ;-)

Respect du public oblige: le show commence à 21h00 précises… et quel show! Un concert qui durera au final plus de trois heures (hum… qui a dit “parents indignes”? :-?), une setlist enchaînant habilement les titres de son dernier album, “Amo – Capitolo I”, et quelques-uns de ses classiques, 34 musiciens sur scène, 12 danseurs accompagnant les tubes les plus rythmés sur des chorégraphies soignées, un écran géant en forme de miroir de loge… et, bien sûr, Renato qui occupe à lui seul tout l’espace! Les aiguilles de l’horloge ont beau tourner sur l’écran géant, le temps qui passe semble ne pas avoir de prise sur l’artiste: présence charismatique, voix impeccable et toujours cette excentricité qui est sa marque de fabrique, que ce soit dans la gestuelle ou dans ces costumes dont lui seul a le secret (avec la complicité de la Maison Roberto Cavalli, tout de même 8-) )!

Et les Haricots dans tout ça, me direz-vous? Eh bien, on peut dire que la ZeroFollia a fait son œuvre, au-delà de la barrière de la langue, grâce à la qualité de la scénographie. Ainsi, chacun à sa manière a pu s’approprier quelque image marquante du spectacle. L’un a été impressionné par ce défilé de mode aussi exubérant qu’incessant, l’autre a été marqué par cet enchaînement de serrures sur grand écran, le troisième s’est amusé de cette brosse à dent et de ce sèche-cheveux géants dansant sur la scène.

Et même si – avouons-le! – Haricot 3 en particulier a eu du mal à rester éveillé jusqu’après minuit, tous les trois en gardent un chouette souvenir. Haricot 1 m’avouant même que c’est le cadeau d’anniversaire de son Papa (puisqu’il s’agit bien de cela, déballé avec un peu d’avance ;-)) qu’il a préféré! :-)

Un bis en forme d’hommage à ces chanteurs disparus qui ont bercé l’Italie. Au son de “Il Carrozzone”, Renato Zero fait face à l’écran géant sur lequel les noms se reflètent un à un, à commencer par Mia Martini, son amie de toujours, puis Gabriella Ferri, Stefano Rosso, Lucio Battisti, Domenico Modugno ou encore Lucio Dalla, décédé l’an dernier, “e tutti gli altri che non hanno permesso al silenzio di vincere…” (et tous les autres qui n’ont pas permis au silence de l’emporter).

Et pour vous donner une idée de l’ambiance du concert, en voici un petit extrait avec “Vizi E Desideri”! :mrgreen:

[tube]http://www.youtube.com/watch?v=SfhcoaAkQxA[/tube]

Laurent Daube
laurent@haricotmagique.be
No Comments
  • evelyne
    Posted at 08:32h, 22 mai Répondre

    J’ adoooooooooooore ton commentaire et j’ai hâte d’entendre les haricots m’en parler ce mercredi.
    Que ces excellents moments restent gravés dans vos mémoires !

  • Laurent
    Posted at 08:41h, 22 mai Répondre

    ;-)

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