21 nov Le monde merveilleux de Disney

 

Comme de bien entendu, les minutes de pré-retrouvailles familiales évoquées lundi dernier ont laissé place aux retrouvailles elles-mêmes. Après deux semaines de séparation parents-enfants, tout était possible. Au final chaque Haricot a réagi à sa manière. Les effusions pour Haricote 1, 5 ans, qui nous a étouffé de câlins clignotant de bonheur. L’ignorance presque pas feinte pour Haricot 2, 2 ans, qui a mis mon coeur de môôôman à l’agonie pendant presque dix minutes, évitant mon regard et fuyant mes tentatives de rapprochement. Il a fallu transformer les retrouvailles en roulades sur le tapis pour que le mini-rugbyman daigne se joindre aux réjouissances.

Deux heures après, les deux ex-insulaires dormaient comme des souches loin de se douter de la journée encore riche en émotions qui les attendait le lendemain et nous, parents, récoltions toujours un peu perplexes les compliments des tonton, mamie et autres adultes ayant côtoyé nos rejetons pendant que nous nous la jouions “On n’est pas que des parents”.

Désolée si je digresse un peu mais cette situation me laisse souvent un peu perplexe. Vous savez, ces moments lors desquels d’autres adultes vous décrivent avec force détails combien vos enfants sont fantastiques sauf que plus ils vous félicitent moins vous reconnaissez vos affreux dans les portraits flatteurs qu’ils vous brossent: “Elle est polie, bien élevée et toujours de bonne humeur.”, “Il a son petit caractère mais ce n’est pas un colérique.”, “Ils mangent de tout et demandent à se resservir. C’est un bonheur de les avoir à table” etc., etc.  Je trouve qu’il est toujours un peu périlleux dans ces moments d’osciller entre fierté démesurée, quasi-certitude qu’il y a erreur sur le casting et dépit: s’il s’agit bien d’eux, pourquoi Princesse et Prince Parfaits ne daignent-ils donc pas se conduire ne fût-ce qu’une fois de temps en temps aussi merveilleusement à domicile? Voilà, c’est dit et ce n’est pas qu’une digression au vu de la tournure que prendra la suite du récit.

Bref, nous nous couchons globalement ravis d’avoir re-vérifié que nos valeurs éducatives semblent au moins porter leurs fruits à l’extérieur et remisons la sourde certitude  qui consiste à avoir malgré tout à l’esprit que rien n’est jamais acquis, que c’est un travail qu’il faut sans cesse remettre sur l’ouvrage.

Quand nous nous éveillons le lendemain, Homme et moi avons le bonheur de nous trouver face à une Haricote souriante et déjà habillée (sans vouloir être vache, tant le sourire matinal que l’habillage autonome sont de grandes nouveautés: Mamie et Papy – one point! :-)) qui gazouille avec son frère pas tout à fait aussi bien luné -vraisemblablement encore quelques restes du plan “Je vous ignore” de la veille – mais globalement ils méritent amplement Mickey.

En chemin, nous prenons un malin plaisir à faire durer le suspense et Haricot 1 trépigne: “Est-ce que la surprise est multicolore? C’est quelque chose qui se mange? C’est la tour Eiffel? C’est une plaine de jeux géante? Une méga-piscine?”

Sur le bord de la route je finis par lui montrer un indice puisque sur un panneau autoroutier, Mickey indique quelle sortie il faut emprunter.

Si je vous parle d’explosion incontrôlable de joie, je suis encore bien en dessous de l’état dans lequel Haricote s’est mise dès le moment où elle a deviné notre destination. Sans parler de  la contagion dudit état!  Cinq minutes plus tard, son frère pourtant encore peu familier de l’univers de Monsieur Walt, poussait également des hurlements stridents chaque fois qu’il pensait apercevoir le toit d’un château de princesse. “La Magie commence ici”. Force est d’avouer que la pub n’est pas mensongère!

Les étoiles ont squatté les yeux des Haricots depuis les tapis roulants des parkings qui précèdent l’entrée dans le parc jusqu’aux illuminations tardives de la parade de Noël en fin d’après-midi frisquette. Des Haricots qui ont vécu l’aventure chacun à leur hauteur et avec leurs préférences (princesses pour l’une, tapis volant d’Aladdin et tasses d’Alice pour l’autre) mais qui ont été exemplaires d’un bout à l’autre, lunch compris – by the way; quel bonheur d’évoluer dans un endroit pensé aussi en fonction des plus petits avec espaces poussettes, tables à langer, menu et mobilier enfants! :-) – et pas que parce qu’on leur avait promis un petit cadeau en fin de journée si tout roulait. Ce qui fut donc fait de bon cœur avant d’embarquer un duo de gambettes fatiguées dans les sièges auto direction “la réalité”.

Les gambettes et le reste des petits corps fatigués se sont rapidement réfugiés dans les bras de Morphée qui les a à coup sûr kidnappés pour les emmener à nouveau au cœur de la parade ou dans le souk d’Agrabah à la recherche de la lampe et du génie qui exauce les souhaits. En ce qui nous concerne, nous en avons réalisé un commun: celui de marquer le coup et la transition de manière festive.

“Plus qu’à continuer sur notre lancée sans nous laisser grignoter par les contraintes de la réalité.”

“Y arriveront-ils ou vont-ils déchanter???” vous serine une voix off digne des pires shows de télé-réalité. ” Vous le saurez la semaine prochaine! :-)

Haricot Magique
info@haricotmagique.be
1Comment
  • evelyne
    Posted at 22:41h, 21 novembre Répondre

    Bon, j’attendrai donc la semaine prochaine…

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