Haricot Magique | Et si on soutenait le commerce de proximité?
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13 avr Et si on soutenait le commerce de proximité?

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Chers tous,

Comme vous, nous avons appris avec tristesse les fermetures successives de la Libraire 100 Papiers et de l’épicerie bio Namasthé, commerces voisins et amis. Par pudeur et par respect pour Véronique ainsi que Béatrice et Patrick, nous avons souhaité ne pas amplifier ces événements au-delà de l’onde de choc qu’ils suscitent naturellement dans le quartier. Pour autant, nous ne pouvons rester sans réaction à la suite des propos tenus ces derniers jours dans la presse par l’échevin schaerbeekois des Classes moyennes, Etienne Noël. Passage en revue.

« L’évolution qu’est en train de vivre ce quartier est positive et il est dommage que ces deux commerces aient dû fermer. » Et d’ajouter que les autres types de commerces fonctionnent bien dans le quartier [1].

On peut se demander quels commerçants l’échevin a sondés pour tirer ces conclusions. Le designer de lunettes qui vient de quitter l’avenue? Le pharmacien qui a cessé ses activités en septembre dernier? Le magasin de pièces de rechange pour voitures, contraint de déménager dans les prochains mois? Les gérantes de l’Îlot Saveurs, exploitantes du resto de la Maison des Femmes, qui ont dû jeter le gant voilà bientôt un an?…

« Nous avons tout fait pour que ce quartier soit des plus agréables. On a rénové l’église Saint-Servais, le parc Josaphat à proximité a été entièrement refait et la plupart des commerces tournent bien. »

Rappelons que, d’une part, les travaux dont l’échevin s’attribue quasiment les mérites sont, pour l’essentiel, subsidiés respectivement par la Région et le Fédéral et que, d’autre part, s’agissant de l’église Saint-Servais, pas le moindre petit cimentage n’a eu lieu à ce jour, le début des travaux étant prévu pour 2016! A cet égard, les retombées positives que la restauration d’un lieu de culte pourrait entraîner sur le développement du commerce nous laissent perplexes. Loin de nous l’idée de remettre en cause la rénovation urbaine comme levier pour revitaliser un quartier mais, si la priorité est de soutenir le commerce local, alors autant mettre en œuvre des mesures qui ont un impact direct sur celui-ci, telles que, par exemple, une réduction de la fiscalité communale ou une simplification des démarches administratives.

Quant au projet de marché bio couvert dans l’ancien dépôt de trams de la STIB situé à proximité de l’avenue Louis Bertrand, l’échevin estime qu’il pourra aboutir « avec éventuellement la collaboration du personnel de Namasthé ». Et de poursuivre, non sans cynisme: « Preuve, s’il en est, que nous n’abandonnons pas ces commerces »!

S’il est exact que Patrick s’est fortement impliqué dans ce projet de marché bio, depuis la fermeture de Namasthé, ni lui ni Béatrice n’ont, à aucun moment, été contactés par le service des Classes moyennes. L’avenir dira si ce projet se concrétisera sans eux. Entre-temps, Béatrice et Patrick ont déjà d’autres défis professionnels à relever.

Pour conclure, nous prenons acte que l’échevin dit vouloir maintenir une offre commerciale de qualité au sein de l’avenue [2]. C’est également notre souhait. Mais cela ne tombera pas du ciel et il ne faut pas attendre que d’autres enseignes s’éteignent pour réagir.

C’est pourquoi nous invitons l’autorité communale, plutôt que de multiplier les effets d’annonce relatifs à des projets encore incertains, à travailler avec les commerces existants à la dynamisation de notre beau quartier.

Parce que, de manière plus générale, c’est un peu l’image du commerce de proximité que nous avons à cœur de défendre. Nous faisons un métier formidable mais difficile et c’est grâce aux relations privilégiées qui se nouent avec nos clients que nous trouvons l’enthousiasme nécessaire pour continuer.

Haricot Magique vous donne donc rendez-vous, comme à l’accoutumée, dès ce mardi 14 avril à 10h00 pour de nouvelles et belles découvertes! :-)

Audrey et Laurent

[1] A Schaerbeek, les commerces bobos ne font plus recette (La DH, 10/04/2015)
[2] Hippe winkels gedijen niet aan Louis Bertrand (Brussel Deze Week, 09/04/2015)
Haricot Magique
info@haricotmagique.be
4 Comments
  • Et notre commerce de proximité, Nom di D'ju ?! |
    Posted at 03:50h, 16 avril Répondre

    […] que l’échevin dit vouloir maintenir une offre commerciale de qualité au sein de l’avenue [2]. C’est également notre souhait. Mais cela ne tombera pas du ciel et il ne faut pas attendre que […]

  • leroy
    Posted at 12:36h, 25 avril Répondre

    MERCI pour votre billet
    Et j’invite l’autorité communale, comme vous, plutôt que de multiplier les effets d’annonce relatifs à des projets encore incertains, à travailler avec les commerces existants à la dynamisation de notre beau quartier.

    2 belles boutiques qui sont parties…

  • Steve
    Posted at 18:32h, 04 mai Répondre

    Très bel article et je partage tout à fait vos opinions…
    Par ailleurs, le MOBY DICK au Lambermont -un restaurant qui avait une belle réputation dans notre commun a également fermé ses portes- et puis maintenant je découvre aussi que l’Estragon va fermer ses portes ou être repris. Mais par qui??

    http://www.2ememain.be/entreprise-commerce/transactions-professionnelles/surfaces-de-commerce/brasserie-restaurant-quartier-josaphat-85-000-236050958.html

    Quelqu’un veut-il ouvrir un nouveau commerce près du parc, avec une grande terrasse, un resto bio/veg par exemple?

    Et qu’est-ce qui va se passer avec les beaux coins du Namasthé et 100 Papiers…? Ça bouge?

    On vous soutient !

  • Laurent
    Posted at 19:04h, 04 mai Répondre

    Merci, Steve!
    A la librairie 100 Papiers succède Le Barboteur, un bar à bières qui ouvrira ses portes ce vendredi 8 mai et à qui Haricot Magique souhaite plein succès!
    Quant à Namasthé, il est encore un peu tôt pour se prononcer.